Archive de la catégorie ‘Non classé’

5000 dinars par mois, 3 gosses, zéro logement : Il tente de s’immoler, un journaliste le sauve .

Dimanche 6 février 2011

Un employé de NETCOM, l’entreprise chargée de la collecte des  déchets et des ordures dans la capitale, a tenté de s’immoler par le feu dimanche 06 février durant une manifestation contre le chômage devant le bâtiment du ministère du Travail à Alger.


L’homme âgé entre 30 et 40 ans, qui rejoignait un attroupement d’une trentaine de protestataires, s’est aspergé d’essence avec un jerrycan et a tenté de mettre le feu à sa combinaison avec un briquet.Un journaliste du quotidien El Watan qui assistait à la scène s’est alors précipité sur lui pour le plaquer à terre avant qu’il ne puisse s’enflammer. Le malheureux a été évacué par des policiers à l’intérieur du siège du ministère.

Originaire de Khemis Meliana, 120 km à l’ouest d’Alger, marié et père de trois enfants, l’homme voulait protester contre ses conditions de vie insupportables. Selon les premiers éléments recueillis, cet employé touche un salaire de 5000 dinars (50 euros ) mois, le tiers du SMIG ( fixé à 15000 dinars ) et se retrouve sans toit.

Il a sollicité plusieurs responsables, rencontré le wali (préfet) de Ain Defla, au sud d’Alger, mais en vain. De désespoir, l’homme a donc tenté de mettre fin à son calvaire en s’immolant par le feu avant qu’il ne soit sauvé par un journaliste.

Les tentatives de suicide par immolation se sont multipliées en Algérie depuis le mois de janvier dernier. Pas moins de quinze cas ont été recencés dans différentes régions du pays. Deux personnes sont mortes des suites de leurs brûlures.

La révolution qui a chassé le président Zine ben Ali du pouvoir le 14 janvier en Tunisie voisine avait été déclenché par l’immolation d’un jeune chômeur, Mohamed Bouazizi, diplômé réduit à la condition de marchand de légumes ambulant.

Source : DNA

Le maire lui conseilla de faire comme Mohamed Bouazizi : Mohcin Bouterfif succombe à ses brûlures .

Lundi 24 janvier 2011

feu.pngAprès neuf jours de souffrances, Mohcin Bouterfif est décédé lundi 24 janvier à 11h30 du matin au service des grands brûlés du centre hospitalo-universitaire Ibn-Sina de Annaba, à l’Est d’Algérie, a appris DNA de source hospitalière sur place. L’information nous a été confirmée également par un membre de la famille du défunt. C’est le deuxième cas de décès par immolation par le feu en Algérie. Le jeune chômeur s’est immolé le 15 janvier dernier pour protester contre le refus du maire de lui accorder un emploi. Ce dernier lui avait conseillé de faire comme le jeune tunisien, Mohamed Bouazizi, qui s’est immolé le 17 décembre dernier à Sidi Bouzid, en Tunisie.


Placé en coma artificiel depuis plusieurs jours, Mohcin Bouterfif est décédé des suites de ses brûlures lundi 24 janvier. Son corps a été transporté dans la matinée à son domicile au village de Boukhadra, dans la région de Tébessa, à l’extrême est du pays.

Mohcin Bouterfif, 37 ans, père de deux enfants, a tenté de mettre fin à sa vie samedi 15 janvier dernier après s’être aspergé d’essence et avoir mis le feu à ses habits. ll faisait partie d’un groupe d’une vingtaine de jeunes rassemblés devant la mairie de Boukhadra pour protester contre le refus du maire de les recevoir, selon des habitants de la région. Ils demandaient des emplois et des logements.

Le P/APC avait rabroué Mohcin de la manière la plus inconvenante qui soit, lui suggérant de faire, si sa réponse ne l’agréait pas, comme le jeune tunisien Mohamed Bouazizi qui s’est immolé par le feu à Sidi Bouzid, en Tunisie, le 17 décembre dernier. Depuis, le président de l’APC de Boukhara avait été relevé de ses fonctions par le wali (préfet) de Tébessa.

Donné pour mort par plusieurs organes de presse, DNA y compris, la victime était en vérité placée sous sédatif et se trouvait dans un état critique depuis son admission à l’hôpital. « Il est en vie mais dans un état critique. Il est sous assistance respiratoire », déclarait lundi 17 janvier à l’AFP Salah Medjalakh, anesthésiste-réanimateur à l’hôpital d’Annaba où l’homme avait été admis samedi. « On lui administre des sédatifs pour calmer ses douleurs », avait-il ajouté.

Dimanche 16 janvier, un membre de la famille de la victime avait indiqué à l’AFP que Mohcin avait succombé à ses brûlures en fin d’après-midi. « Il est toujours en soins intensifs à l’hôpital d’Annaba. Il est actuellement suivi par de grands spécialistes venus d’Alger », a assuré de son côté lundi 17 janvier à l’agence de presse APS le père de la victime, Amor Bouterfif.

La mort de Mohcin porte à deux le cas de décès par immolation par le feu en Algérie. Samedi 22 janvier, Karim Bendine a succombé à ses brûlures après s’être immolé par le feu le 18 janvier en plein centre-ville de Dellys, dans l’est de l’Algérie.

Source : DNA                                                              

Trois nouvelles tentatives d’immolation enregistrées en Algérie

Lundi 17 janvier 2011

Le cas d’immolation du jeune tunisien de Sidi Bouzid, à l’origine de la révolution du jasmin qui a soufflé sur la Tunisie, a fait tâche d’huile dans beaucoup de pays arabes, particulièrement en Algérie ou pas moins de sept tentatives ont été enregistrées depuis jeudi. Après Mostaganem, Bordj Menaiel, Jijel et Boukhadra (Tébessa), trois nouveaux cas ont été signalés dans les wilayas de Ghardaïa, El Oued et Mascara.

Dans la daïra de Berriane, au nord de la wilaya de Ghardaïa, un jeune âgé de 23 ans a tenté de s’immoler en s’aspergeant d’essence, selon des sources locales. Secourus par des habitants, ses jours seraient hors de danger. Le même procédé a été également utilisé par un jeune à Mascara. Vendeur au noir, il a été prié par des policiers de cesser son activité. Un cas similaire a touché aussi la wilaya d’El Oued, limitrophe de la Tunisie où un jeune père de famille de 36 ans, chômeur, n’a pas trouvé meilleur moyen pour se faire entendre auprès des autorités que de tenter de s’immoler en présence d’un élu. Ce jeune qui réclamait un logement s’est vu refuser une rencontre avec le wali. Les autorités, sans doute de crainte d’un effet de contagion, lui ont promis de satisfaire sa doléance. Un autre cas, mais que nous n’avons pas pu confirmer, aurait eu lieu à Oum El Bouaghi.

A Annaba, ce sont vingt harraga qui ont tenté un suicide collectif dans la nuit de dimanche à lundi après avoir été repérés par les garde-cotes. Selon El Watan, ces harraga ont aspergé leur embarcation d’essence et lui ont mis le feu. Mais grâce à l’intervention rapide des secours, 18 ont pu être sauvés alors que deux sont portés disparus, selon la même source.

Ce sont au total près d’une trentaine de cas de tentatives qui sont enregistrés en Algérie. Mais le phénomène touche aussi d’autres pays. En Egypte, un restaurateur de 50 ans a tenté de s’immoler près de l’assemblée du peuple pour protester contre le fait qu’il n’ait pas reçu de coupons pour acheter du pain à son restaurant, selon l’AFP. En Mauritanie, c’est un jeune de 43 ans qui s’est brûlé dans sa voiture près de la présidence de la république pour protester contre le régime.

Source : TSA

الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان: شابا قد يكون مفقودا بالجزائر

Jeudi 13 janvier 2011

أفادت الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان، أن شاب تم توقيفه ليلة السبت 8 جانفي من طرف قوات الأمن بالجزائر، قد يكون مفقودا. و حسب بيان الرابطة الذي نشرته اليوم الخميس 13 جانفي، « استقبلت الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان اليوم الخميس 13 جانفي 2011، على مستوى المداولة القضائية أم تبحث عن ابنها لامالي مصطفى ».

و أقبل عناصر الشرطة على توقيف الشاب البالغ من العمر 25 سنة رفقة شقيقه 18 سنة، بمقر سكانهم بحي العالية، المحاذي للمقبرة التي تحمل نفسه الاسم، ببلدية الحراش، في حدود الساعة العاشرة ليلا. و في الوقت الذي أخلت الشرطة سبيل شقيقه في ساعة متأخرة من نفس الليلة، أبقت على مصطفى في السجن.

و حسب الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان، نقلا عن والدته، قد يكون مصطفى قد تعرض للضرب داخل مركز الشرطة، التي أطلقت سراح شقيقه التي أصيب بصدمة حادة في نفس اليوم « و هو يرفض إجراء فحص لدى الطبيب من شدة الخوف » يضيف ذات البيان.

المصدر : TSA

 »انتفضنا ضد الحقرة والبطالة وليس من أجل السكر والزيت »

Jeudi 13 janvier 2011

كشف عدد من شباب حي باب الوادي الشعبي في العاصمة، أمس، بأن انتفاضتهم كانت ضد  »الحفرة » والبطالة وليس من أجل السكر والزيت، ونددوا بالتخريب الذي أقدمت عليه بعض العصابات التي استغلت الوضع.

  »نريد الحصول على منصب عمل… وأن تتركنا الدولة على حالنا لنمارس النشاط التجاري في الحي كعادتنا ». بهذه العبارة تحدث الشاب عميروش، صاحب الـ39 ربيعا، في ندوة صحفية نظمت بمقر جمعية  »أس أو آس باب الوادي »، مساء أمس، بحضور رئيس الجمعية، ناصر مغنين.
وخرج المحتجون عن صمتهم، مؤكدين بأن  »الوضع الحالي في البلاد لا يمكن السكوت عنه، لأننا نعاني من البطالة والظروف الاجتماعية المزرية، والتهميش و »الحفرة » التي تمارسها علينا السلطات المحلية يوميا ».
وأوضح الشاب عميروش، في تصريح لـ »الخبر »، قائلا:  »نحن خرجنا بالفعل من أجل التظاهر سلميا يوم الخميس 7 جانفي، وقررنا أن نلتف حول مطالبنا الشرعية، قبل أن تنحرف الأوضاع ويمارس عدد من الشباب أعمال التخريب ».
وأكد إبراهيم،  »البطال » صاحب الـ24 ربيعا، بأن  »لا عمل ولا قبول لأي طلبات منذ سنوات… فما الحل؟ ». وأشار في حديثه قائلا:  »نحن لا نريد رئيس بلدية لا يهتم بانشغالاتنا ولا يسمع لمطالبنا، نحن نريد أن تسوى وضعيتنا وأن نمنح أماكن في السوق المنظم، حتى نعيل عائلاتنا ».
ورفض المتحدث أن تربط الاحتجاجات التي قادها الشباب بغلاء سعر السكر والزيت فقط، حيث قال:  »نحن انتفضنا ضد غلاء المعيشة بصفة عامة، وضد البطالة و »الحفرة » والتهميش ».
من جهته، أوضح رئيس جمعية  »أس أو أس » قائلا:  »كنا نعلم بأن الاحتجاجات ستندلع، لكن المعلومة الوحيدة التي لم تكن متوفرة لدينا هي اليوم والساعة، ومع هذا حذرنا السلطات المحلية من حالة الغليان واليأس، لكن لا أحد تحرك ».
وأضاف ناصر مغنين:  »هل يعقل ألا تتوفر أي مرافق للنشاطات الثقافية والفنية والرياضية لسكان باب الوادي، ويتم الاعتماد على جمعيتنا التي لا تتوفر على الإمكانيات ». الأكثـر من هذا كله، فتح المتحدث النار على السلطات المحلية التي لا تعير أي اهتمام لانشغالات الشباب، وطالب بأن يتم فتح المجال السياسي للشباب، وأن يتم تعيين رئيس بلدية في باب الوادي مثلا من غير الأحزاب السياسية.
وانتقد رئيس الجمعية غياب التكفل بشباب العشرية السوداء، الذين حولتهم ظروف العنف والتهميش إلى مجرد  »أشباح »، همهم الوحيد الهجرة غير الشرعية والتخريب. كما لعب غياب الاتصال والحوار مع هذه الفئة دوره، وجعلهم يتخبطون في حالة من اليأس القاتل.

Les émeutiers n’ont pas saccagé que les biens de l’état

Mercredi 12 janvier 2011

Ils ont passé cinq heures dans le lycée à prendre tout le matériel informatique. En cinq heures, personne n’est venu à notre rescousse.

Les pions et les profs étaient les premiers à partir», raconte un jeune homme. Les cheveux rasés de près, les yeux noisette, plutôt petit de taille, Rabah est en classe terminale. Ils sont cinq jeunes devant le lycée de Cherarba, dans la banlieue est d’Alger, lequel a fermé les portes suite aux émeutes de la semaine dernière. Les quelques bureaux qui dépassent le muret sont noirs de cendre. Vandalisé par les émeutiers et incendié, l’établissement a fermé jusqu’à dimanche pour les secondes et premières, mais doit ouvrir demain pour les terminales. Rabah et ses copains sont juste devant les portes de l’établissement. Ils se taquinent un peu entre eux et ne sont pas trop soucieux pour leur année scolaire. Ils étaient en classe quand les émeutiers ont pénétrés dans le lycée. Ils s’interrogent sur le fait que l’agression ait duré aussi longtemps sans que personne n’intervienne pour calmer la situation.
En face d’eux, ils avaient une quarantaine de jeunes qui avaient décidé d’en découdre avec cet établissement. Pourquoi d’ailleurs le lycée de Cherarba ? «Les profs sont nuls, ils pointent et disparaissent la journée terminée. Ils n’ont pas le niveau et n’en ont rien à faire de l’enseignement. C’est voulu tout ça. Les jeunes s’en sont pris à ce lycée, certainement parce qu’ils ont dû passer par-là et ont échoué dans leurs études ou parce qu’ils ont dû jeter l’éponge», poursuit un ami à Rabah. Plus grand de taille et mince, il manifeste de la colère contre l’établissement et prétend que lui et ses camarades sont victimes de ce qui s’est produit. Ils ne connaissent pas les émeutiers, mais ils sont persuadés qu’il s’agit de jeunes des environs. Ils ne se sentent pas grand-chose en commun avec eux même si au bout du compte, au fil de la discussion, les ressentiments exprimés sont les mêmes. «Mais pourquoi s’en prendre au lycée ? C’est doula (le pouvoir) qu’il faut aller brûler», explose Rabah. Mais peut-être que le lycée, pour les émeutiers, c’est doula, justement.

Les symboles de la société de consommation.
A Kouba, l’entreprise française Renault a brûlé. Une Symbol, une Clio et d’autres modèles de véhicules de la marque ont été carbonisés ou cassés.
Les quelques salariés présents sur les lieux tentent de remettre de l’ordre. Certains balaient, un autre prend des notes en évaluant les dégâts. A l’intérieur, des véhicules sont noirs de fumée et cabossés. A proximité de Renault, un magasin propose en vitrine des vêtements pour homme. Assez classe, plutôt chers, les vêtements sont tendances. Le magasin n’a rien subi. Ni le fleuriste d’à côté. Ni le gargotier, un peu plus loin. Les édifices qui portent la marque des émeutes sont Samsung et ses écrans plats qui ont été dérobés.

Renault et ses voitures qui, à défaut d’avoir pu être volées, ont été cassées et brûlées. Eniem mais aussi les banques telles que la BNP Paribas ont été dévastées. Le centre commercial de Bab Ezzouar a été pris deux fois d’assaut et deux fois, les émeutiers n’ont pas réussi à y pénétrer. Un copain à Rabah avait dit : «Ils ne sont pas dans le besoin. Ils avaient des joggings à 2000 DA.» Cela suffit visiblement à les discréditer aux yeux de ces jeunes de 18 ans. Ils portent des joggings et des baskets qui coûtent cher, donc le mot d’ordre pour tant de violence ne peut être la faim ou la mal vie.
Pourtant, parmi ce groupe de jeunes lycéens, l’un d’eux fera remarquer que eux aussi portent des vêtements qui coûtent cher. Tout le monde est hilare. Ils se font des sortes de tape cinq version 2011, chahutent un peu. Ils sont gênés par la remarque de l’un d’eux. Oui, ils portent tous des tenues à 2000 DA et plus «mais nous, nous n’avons pas brûlé le lycée», insiste Rabah. Eux sont encore dans le circuit scolaire. Peut-être l’école, malgré tout, leur a donné les moyens de canaliser leur colère.
Partout, entre Eucalyptus, Cherarba et Kouba, les sites vandalisés sont les symboles de la richesse et de l’accès au bonheur. Sur l’ensemble des établissements étatiques touchés, on compte un nombre important de lycées et de collèges. Les jeunes accusés des émeutes ont 12 ans et plus.