Trois nouvelles tentatives d’immolation enregistrées en Algérie

17 janvier 2011

Le cas d’immolation du jeune tunisien de Sidi Bouzid, à l’origine de la révolution du jasmin qui a soufflé sur la Tunisie, a fait tâche d’huile dans beaucoup de pays arabes, particulièrement en Algérie ou pas moins de sept tentatives ont été enregistrées depuis jeudi. Après Mostaganem, Bordj Menaiel, Jijel et Boukhadra (Tébessa), trois nouveaux cas ont été signalés dans les wilayas de Ghardaïa, El Oued et Mascara.

Dans la daïra de Berriane, au nord de la wilaya de Ghardaïa, un jeune âgé de 23 ans a tenté de s’immoler en s’aspergeant d’essence, selon des sources locales. Secourus par des habitants, ses jours seraient hors de danger. Le même procédé a été également utilisé par un jeune à Mascara. Vendeur au noir, il a été prié par des policiers de cesser son activité. Un cas similaire a touché aussi la wilaya d’El Oued, limitrophe de la Tunisie où un jeune père de famille de 36 ans, chômeur, n’a pas trouvé meilleur moyen pour se faire entendre auprès des autorités que de tenter de s’immoler en présence d’un élu. Ce jeune qui réclamait un logement s’est vu refuser une rencontre avec le wali. Les autorités, sans doute de crainte d’un effet de contagion, lui ont promis de satisfaire sa doléance. Un autre cas, mais que nous n’avons pas pu confirmer, aurait eu lieu à Oum El Bouaghi.

A Annaba, ce sont vingt harraga qui ont tenté un suicide collectif dans la nuit de dimanche à lundi après avoir été repérés par les garde-cotes. Selon El Watan, ces harraga ont aspergé leur embarcation d’essence et lui ont mis le feu. Mais grâce à l’intervention rapide des secours, 18 ont pu être sauvés alors que deux sont portés disparus, selon la même source.

Ce sont au total près d’une trentaine de cas de tentatives qui sont enregistrés en Algérie. Mais le phénomène touche aussi d’autres pays. En Egypte, un restaurateur de 50 ans a tenté de s’immoler près de l’assemblée du peuple pour protester contre le fait qu’il n’ait pas reçu de coupons pour acheter du pain à son restaurant, selon l’AFP. En Mauritanie, c’est un jeune de 43 ans qui s’est brûlé dans sa voiture près de la présidence de la république pour protester contre le régime.

Source : TSA

Une vingtaine de harraga tentent le suicide collectif en haute mer à Annaba

17 janvier 2011

Repérés en haute mer dans la nuit de dimanche à lundi par les gardes-côtes à Annaba, une vingtaine de  harraga n’ont pas voulu obtempérer.

Ils ont décidé, contre toute attente, d’asperger l’embarcation d’essence de réserve et d’y mettre le feu.

Un véritable suicide collectif que l’intervention des gardes-côtes a fait échouer.

L’opération de secours, immédiatement déclenchée par la marine, a permis de sauver 18 d’entre eux, alors que les deux autres sont jusque-là déclarés portés disparus. 

Arrivés au port de Annaba vers 5h00, ils ont été auscultés par le médecin de la Protection civile et auditionnés par la police maritime, avant d’être présentés devant le procureur près le tribunal de Annaba.

Source : El Watan

Cinq tentatives de suicide par immolation en moins d’une semaine en Algérie : Le feu du désespoir .

16 janvier 2011

Un agent de la protection civile, Mehanaine Karim, a tenté de s’immoler par le feu dimanche 16 janvier dans la caserne des pompiers à Oum El Bouaghi, à l’est d’Algérie, a appris DNA de l’intéressé lui-même. Un autre jeune, résidant à Mostaganem, a fait la même tentative ce même jour, annonce de son côté le site d’El Watan. Ces deux derniers actes portent à cinq le nombre de tentatives de suicide par le feu en moins de cinq jours en Algérie. Phénomène jusque là isolé, l’immolation par le feu prend des proportions dramatiques et alarmantes.


Un agent de la protection civile, Mehanaine Karim, 38 ans, père de 3 enfants, a tenté de s’immoler par le feu dans matinée du dimanche 16 janvier dans la caserne des pompiers à Oum El Bouaghi, à l’est d’Algérie, a appris DNA de l’intéressé lui-même. L’homme voulait protester contre la décision de sa direction de le muter dans une caserne dans le sud d’Algérie, décision que l’intéressé conteste et juge « arbitraire ». Le wali en personne est intervenu pour dissuader Karim, en possession de deux bouteilles d’essences, de commettre l’irréparable. (DNA publiera au cours de la journée le témoignage du pompier).

Par ailleurs, un jeune chômeur s’est aspergé le corps d’essence dimanche matin devant la direction de la sureté de wilaya de Mostaganem, écrit le site du quotidien El Watan. Le drame a été évité de justice quand des policiers ont accouru pour secourir l’homme alors qu’il mettait le feu à ses vêtements. Pris en charge par des pompiers, il a été transféré vers le service des urgences de Tigditt où il a été placé sous observation médicale. Agé d’une trentaine d’années, l’homme a exhibé plusieurs demandes d’embauche, ainsi que des lettres adressées à différentes administrations, restées sans suite.

Ces deux actes portent à cinq le nombre de tentative de suicide par le feu en Algérie durant cinq derniers jours.

Samedi 15 septembre, Mohcen Bouterfif, 26 ans, chômeur résidant dans la commune de Boukhadra (Tébessa, 700 km à l’Est d’Alger), s’est immolé par le feu en raison du refus du maire de lui accorder un emploi. Marié, père d’un garçon, Mohcen est décédé des suites de ses brûlures.

Résident à Bordj-Menaiel, à 30 km à l’est de Boumerdès, Aouichia Mohamed a tenté de mettre fin à ses jours en s’immolant, le 12 janvier dernier, dans l’enceinte du siège de la daïra (sous-préfecture).

Même scénario à Jijel, à 300 km à l’Est d’Alger, où un jeune homme de 26 ans s’est immolé par le feu vendredi 14 janvier à 21 H, sur l’avenue Emir Abdelkhader, en centre-ville. Transféré à l’hôpital, il a été admis au service de réanimation où il a été placé sous surveillance médicale. Souffrant de brûlures au troisième degré, ce jeune semble hors de danger.

Le recours au suicide par le feu prend ainsi des propensions alarmantes en Algérie. Chômage, exclusion sociale, injustice, crise du logement, mal-vie, si les prétextes ne manquent pas pour pousser les Algériens à se révolter, le recours à l’immolation par le feu est un phénomène nouveau.

Les Algériens prennent-ils exemple sur les Tunisiens ? Il est sans doute hasardeux de faire le parallèle entre les situations qui prévalent dans les deux pays voisins, mais la multiplication des tentatives de suicide par le feu est troublante.

La révolte populaire qui a embrasé la Tunisie depuis la mi-décembre et qui provoqué la chute du régime de Ben Ali a pris ses racines du suicide de Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010, dans la ville de Sidi Bouzid. Décédé de ses brûlures, le jeune Bouaziz est devenu aujourd’hui le symbole de la révolte tunisienne contre un régime oppresseur et corrompu.

L’Algérie a connu au cours du début du mois de janvier une vague d’émeutes qui a provoqué la mort de cinq personnes et causé d’importants dégâts matériels.

 Source : DNA

Deux jeunes s’immolent à Jijel et Tebessa !

15 janvier 2011

Deux jeunes empêtrés dans des problèmes sociaux se sont immolés par le feu vendredi et samedi à Jijel et Tébessa. Après s’être aspergé d’essence, ces jeunes ont laissé les flammes dévorer leur corps pour exprimer leur mal-être et leur ras-le-bol contre la précarité et les injustices sociales. 

Vendredi soir, à 21 H, un jeune dUn citoyen répondant au nom de Aouichia Mohamed, a tenté de mettre fin à ses jours en s’immolante 26 ans, répondant aux initiales H.S, s’est immolé en plein centre-ville de Jijel, sur l’avenue Emir Abdelkhader  ! Sous le choc, les passants se sont accourus pour secourir ce jeune malheureux qui a voulu en finir avec sa vie pour dénoncer la mal-vie qui le terrasse au quotidien.

Transféré par la suite à l’hôpital de Jijel, le pauvre jeune a été admis au service de réanimation et demeure jusqu’à l’heure actuelle sous surveillance médicale. Souffrant de brûlures au troisième degré, ce jeune semble hors de danger, selon des sources locales. 

A Tébessa, Mohcen B, un chomeur de 26 ans, résidant dans la commune de Boukhadra, 35 km au nord de Tebessa, s’est lui aussi immolé, samedi. Selon des sources locales, c’est le refus du maire de lui donner un poste de travail qui l’a poussé à s’asperger d’un liquide inflammable, au sortir du siège de l’APC et de mettre le feu à son corps. Il a été évacué vers l’hôpital d’Annaba. Son état de santé est très critique. Le maire a été relevé de ses fonctions par le wali qui s’est déplacé sur les lieux.

Decès du jeune de Tébessa qui s’est immolé

Le jeune de Tebessa Mohcen B qui s’est immolé dans la matinée de samedi a succombé à ses blessures vers 18 heure de la même journée à l’hôpital des Grands brûlés d’Annaba.

Chômeur de son état, ce jeune de 26 ans, résidant dans la commune de Boukhadra, 35 km au nord de Tebessa, s’est immolé après avoir essuyé un refus du maire de lui donner un poste de travail. Ce qui l’a poussé à s’asperger d’un liquide inflammable, au sortir du siège de l’APC et de mettre le feu à son corps.

Source : El Watan

Révolution en Tunisie : Le président Ben Ali quitte le pouvoir après 23 ans de régne absolu .

15 janvier 2011

L’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali quitte le pouvoir et prend la fuite. Le Premier ministre, Mohammed Ghanouchi, assure l’intérim du chef de l’Etat. La femme de Ben Ali, Leïla, sa fille ainsi que son gendre se sont déjà réfugiés à l’étranger. Ben Ali pourrait se voir accorder l’exil en France.Arrivé au pouvoir en novembre 1987 après avoir destitué l’ancien président Habib Bourguiba, Ben Ali, 74 ans, a régné d’une main de fer sur son pays. La révolution tunisienne est en marche.


L’annonce du départ de Ben Ali a été faite officiellement dans la soirée du vendredi 14 janvier à la télévision tunisienne par le Premier ministre, Mohamed Ghanouchi. Celui-ci annonce assurer l’intérim de la présidence de la République.

« Conformément à l’article 56 de la Constitution, j’assume à partir de cet instant la charge de président par intérim », a annoncé Mohamed Ghannouchi, 69 ans. Le nouveau président, filmé dans le palais présidentiel de Carthage, a lu sa déclaration debout, entouré par le président de la Chambre des députés, Fouad Mebazaa, et par celui de la Chambre des conseillers (Sénat), Abdallah Kallel.

« Je m’engage à respecter la Constitution et à mettre en oeuvre toutes les réformes sociales et politiques qui ont été annoncées en collaboration avec les partis politiques et les composantes de la société civile », a-t-il déclaré. Selon des sources proches de la présidence, le scrutin anticipé devrait être ouvert au multipartisme, une première depuis l’indépendance du pays, en 1956.

Quelques heures plus tôt, le président avait décidé de limoger son gouvernement et d’appeler à des législatives anticipées. Il avait, en outre, décrété l’état d’urgence dans tout le pays alors que l’armée avait pris le contrôle de l’aéroport international de Tunis et l’espace aérien fermé.

Voulant désamorcer les tensions nées des troubles et de leur répression qui ont déjà fait au moins 67 morts dans le pays, selon une ONG, Ben Ali s’était engagé, jeudi, à ne pas briguer de nouveau mandat présidentiel, à démocratiser le pays et à faire cesser les tirs contre les manifestants. Il avait également affirmé avoir ordonné la levée de toute censure sur la presse et sur Internet qui étaient très surveillés.

Face à la pression populaire qui exigeait son départ, le président a fini par abdiquer et quitter le pays, mais on ignore encore pour le moment la destination qu’il a prise. Sa femme Leïla Ben Ali, sa fille ainsi que son gendre se sont déjà réfugiés à l’étranger. Selon certaines sources, ils trouvés trouvé refuge au Canada. D’autre sources indiquent qu’elle a quitté la Tunisie au cours de ces derniers jours pour s’installer à Dubaï.

Dans l’après-midi, des membres de la famille Trabelsi, la famille de Leila Ben Ali auraient été arrêtés à l’aéroport de Tunis alors qu’ils tentaient de prendre la fuite.

Arrivé au pouvoir en novembre 1987 après avoir destitué l’ancien président Habib Bourguiba, Ben Ali, 74 ans, a régné d’une main de fer sur la Tunisie. Sa chute intervient après de violentes manifestations qui ont démarré à la mi-décembre 2010 et qui ont coûté la vie à plus de 67 personnes.

La chute d’un despote : Ben Ali fuit à bord d’un avion, se dirige vers Malte, Paris ne veut pas de lui en France, il attérit à Dubaï

La chute d’un despote. Jeudi après-midi, l’ex-président tunisien Ben Ali a fui la Tunisie à bord d’un avion. La destination finale de l’ex-raïs n’est pas encore connue, mais la France a officiellement annoncé qu’elle ne souhaitait la venue sur son sol de l’ex-président tunisien, expliquant notamment cette position par le risque de mécontenter la communauté tunisienne dans l’Hexagone. Aux dernières nouvelles, Ben Ali se trouverait à Dubaï.


Après la fuite, les soucis de l’exil. L’avion de l’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali survolait vendredi peu avant 19H00 GMT l’espace aérien maltais « en direction du nord », a indiqué à l’AFP un porte-parole du gouvernement.

Le pilote a « pris contact avec la tour de contrôle de l’aéroport de La Vallette, mais seulement pour survoler l’espace aérien et pas pour atterrir », a indiqué ce porte-parole du ministère maltais des Affaires étrangères. Il a précisé que l’appareil se dirigeait « vers le nord ».

« Ben Ali ne vient pas à Malte et le gouvernement n’a aucune indication qu’il viendra à Malte », a par ailleurs déclaré le chef de la diplomatie maltais, Tonio Borg.

Selon des informations obtenues par DNA de sources tunisiennes, le président Ben Ali a quitté Tunis en fin d’après-midi à bord d’un avion, accompagné d’une délégation de 49 personnes. Nos sources indiquent également que l’ex-président tunisien aurait sollicité un passage en Algérie.

Sa femme Leila Trabelsi Ben Ali ainsi que plusieurs de ses proches ont également fui le pays.

Selon la télévision française France 2, les autorités françaises devraient certainement accorder l’exil à Ben Ali. La France « n’a reçu aucune demande d’accueil » du président tunisien en fuite Zine el Abidine Ben Ali et examinerait toute éventuelle requête « en accord avec les autorités constitutionnelles tunisiennes », a fait savoir vendredi le ministère des Affaires étrangères.

Une ONG veut son arrestation

Un mouvement tunisien d’opposition en exil a déclaré aujourd’hui que si le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, qui a quitté Tunis dans la soirée, venait en France, il déposerait plainte pour « les crimes commis contre son peuple » et exigerait « son arrestation ».

« Si Ben Ali vient en France, nous porterons plainte. Nous demanderons son arrestation immédiate et sa traduction en justice pour le crimes commis contre son peuple », a déclaré Mouhieddine Cherbib, du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT).

De son côté, la police française se prépare à l’arrivée du président tunisien Zine el Abidine ben Ali à Paris dans la soirée de vendredi, indique l’AFP citant une source policière non identifiée. L’Elysée avait dit auparavant ne pas avoir d’information attestant de la venue de Ben Ali dans la capitale française. ( Photo capture d’écran : l’avion de Ben Ali quittant l’aéroport de Tunis vendredi soir)

Alger: 13 millions de dollars de dégâts matériels occasionnés au secteur commercial

14 janvier 2011

Algérie-Politique , 14 Janvier 2011

 Le montant des dégâts matériels subis par des biens relevant du secteur du commerce lors des manifestations de protestation à Alger a été évalué à 941,5 millions de dinars algériens (environ 13 millions de dollars américains), selon un bilan communiqué à l’agence de presse officielle APS par la direction du Commerce d’Alger. Le bilan provisoire, qui couvre la période allant du 4 au 8 janvier, fait état de plus d’une cinquantaine d’établissements commerciaux endommagée ou volés lors de ces événements.

La plus lourde perte matérielle a été subie par une unité de montage de produits électroménagers, située dans la daira d’El Harrach, précise le rapport, qui évalue à 500 millions de dinars (environ 6,8 millions de dollars américains) la valeur des objets qui y ont été volés ou saccagés.Quant aux zones où l’on a relevé le plus d’actes de sabotage et de pillage de biens publics ou privés et relevant du secteur du commerce, la même direction indique qu’il s’agit des communes de Baraki, Tessala El Merdja (daira de Birtouta) ainsi que celle de Bab El Oued.

Enfin, les services de la direction du commerce d’Alger travaillent encore sur l’évaluation des dégâts matériels subis par les opérateurs économiques dans les communes de l’Est d’Alger, notamment à Bab Ezzouar, Bordj El Kiffan et Dar El Beida, où des dépôts de concessionnaires automobiles ainsi que le siège d’un opérateur de téléphonie mobile ont été la cible d’actes de pillage et de destruction.

الجزائر: الإفراج عن ابن المقال المختطف بالبويرة

14 janvier 2011

                                                                                         أفرج الخاطفون، عن الشاب توفيق أحمناش مساء اليوم الخميس 13 جانفي، بعد أسبوع من اختطافه أمام مسكنه بقرية ثامورث اوزمور بامشدالة شرق ولاية البويرة.و أفاد مصدر محلي لـ »كل شيء عن الجزائر » أن عملية إطلاق سراح ابن المقاول تمت مساء اليوم الخميس في حدد الساعة السابعة مساءا، بنفس المكان الذي وجدت فيه سيارته في اليوم الموالي من اختطافه، و بالضبط بالقرب من مفترق الطرق بالسماش التابعة لدائرة بشلول.

و يضيف ذات المصدر، انه تم نقل الضحية إلى المستشفى لتلقي الإسعافات اللازمة، بعدما أصيب بصدمة نفسية كبيرة و كان في حالة يرثى لها، و من المنتظر أن يمثل في الساعات القادمة أمام فرقة الدرك الوطني بأمشدالة بغرض سماع أقواله و مباشرة تحقيق في القضية.

وجاء إطلاق سراح ابن المقاول توفيق ساعات فقط بعد المسيرة الشعبية الحاشدة التي قادها نحو 10 آلاف شخص، شاركوا فيها صباح اليوم الخميس في حدود العاشرة صباحا، جاؤوا من مختلف قرى و مداشير كل من دائرة بشلول و امشدالة، مطالبين بضرورة إطلاق سراح الشاب و هو ما رضخت له المجموعة الإرهابية.

Après les émeutes

14 janvier 2011

  El Watan ,  14 janvier 2011

Barons de l’informel : 1 société civile : 0

Après les émeutes et les «solutions» du gouvernement, qui sort gagnant de ce bras de fer ? L’informel, selon plusieurs experts qui pointent la puissance de ses réseaux. «El Hadj», 56 ans, l’un des plus grands barons de l’informel algérien, se dévoile et met à nu un gigantesque engrenage mafieux. El Watan Week-end l’a rencontré. Il nous livre en brut ses explosives confessions.

Mon âge, peu importe, je le compte en jours, non pas en années, car les jours pour moi ont une signification importante. A chaque jour son virage et pour d’autres, leurs tourments. Mon enfance ne m’évoque pas de souvenirs, à part celui de mon village. Je suis natif de Ferdjioua. Ma jeunesse, en revanche, est pleine d’aventures. A chaque jour, une rencontre. Et à chaque rencontre, une péripétie nouvelle. Peu avant les événements d’Octobre 88, je marchandais, rue de Chartres à la Basse-Casbah. Comme chaque matin, j’étalais ma marchandise, je saluais mes voisins et je hélais les clients : «Six serviettes à 1 DA !» Ce n’était pas chose facile, affronter ces regards, ces dames distinguées et ces vieux délicats. En 1989, j’ai été contacté par un officier de la Sécurité militaire qui se présenta alors comme émigré. Il me proposa une nouvelle activité, le change de devises, et de laisser tomber mon étal à la Basse-Casbah. Un business juteux puisque cela me permettait de gagner 1000 DA par jour. Une fortune inespérée pour moi qui gagnais à peine 200 DA la journée, somme insuffisante pour subvenir aux besoins de ma petite famille. La place de l’Opéra (square Port Saïd) devint mon nouveau territoire, la place financière la plus forte de toute l’Algérie, juste à côté du Palais de justice d’Alger. Le choix de la place n’était pas fortuit : c’est le carrefour entre la sortie de la gare routière, la gare des taxis et, le plus important, la sortie du quai des voyageurs du port d’Alger.

2 millions en urgence
Je me suis installé au café mitoyen de l’hôtel Terminus, pas loin de la rue de la Liberté. Drôle ! Ou étrange. Une symbolique qui fera de cette place le signe du commerce informel où tout s’échange, se négocie, où tous les coups bas sont permis aussi. L’affaire devint florissante. Mon carnet d’adresses était rempli de clients potentiels, avec qui les rencontres étaient programmées à l’avance. Mon parrain venait en fin de semaine récupérer ses dividendes. Avant de disparaître. Un ami m’a alors prévenu : «Fais attention, c’est un agent !» Je décida de reprendre seul l’affaire, en recrutant autour de moi. J’ai rendu visite à mes anciens amis du marché de la rue de Chartres et je leur ai proposé l’affaire. Un soir maussade, mon parrain refit surface et me déclara : «Il faut arrêter de vendre les devises !» Sans la moindre explication. «Mon supérieur a besoin de deux millions de francs en urgence», m’a-t-il ensuite ordonné. Je me suis tout de suite exécuté. Une semaine après, j’ai remis le sac des «Pascals» à l’agent qui me proposa de partir à Marseille dans la semaine. Visa en poche, j’embarquai sur un vol Alger-Marseille d’Air France. A mon arrivée, une personne m’approcha et me demanda de le suivre. Il m’expliqua que je devais prendre attache avec des grossistes et envoyer la marchandise en Algérie. Il prit le soin de m’indiquer la liste et les adresses de commerçants.

Un terrain en cadeau
J’ai pris la commande, quarante conteneurs de café. Mon contact me ramena un sac d’argent : «Tu payes avec ça, le compte est bon.» A mon retour à Alger, j’ai rendu visite à mes employés au square Port-Saïd et j’ai fait les calculs de mon business. La récolte était bonne : dix millions de francs français. Je n’ai plus revu mon premier contact. Un autre a pris le relais,  Daoud. J’ai appris plus tard que Daoud était commandant dans l’armée. Je recevais les ordres et j’appliquais à la lettre ses instructions. En guise de remerciement, un lot de terrain à Kouba m’a été offert. Malgré tout, je n’étais pas tranquille. Mais je devais continuer, je ne pouvais plus faire marche arrière. J’ai multiplié les déplacements à Marseille, d’autres agents prenaient attache avec moi. Ce n’était en vérité que des intermédiaires de généraux que j’allais rencontrer plus tard. J’importais mes premiers conteneurs de café et de légumes secs sans déranger le business des généraux. Eux, à coup de milliards, déversaient des tonnes de sucre, de blé, de bois au port d’Alger. Je me suis aperçu qu’à Marseille je n’étais pas le seul à faire ce «travail» pour le compte des hauts gradés. Je voulais voler de mes propres ailes. Alors avec des associés, nous avons recruté des proches et nous les avons placés à des postes sensibles, dans la justice, la police, les douanes, les ministères et au sein même de l’armée. Les généraux pour lesquels nous sous-traitions n’ont affiché aucun refus et se sont mis à les installer dans leur nouveau poste.

Impossible de reculer
Ils étaient trop occupés pour se rendre compte de ce que nous complotions. Les opérations d’importation continuaient et nous nous occupions de l’écoulement des marchandises dans le marché. Pour cela, on avait mis en place un vrai circuit de distribution. Les marchés de Tadjenent, El Eulma, El Hamiz, Barika et Semar recevaient des marchandises importées du monde entier. Nous les gérions par la manière forte et personne ne pouvait nous concurrencer. Nous bénéficions des largesses du pouvoir et nous, nous nous servions comme nous voulions en lots de terrain et en appartements. Et pour couronner le tout, des permis de port d’arme nous ont été délivrés par la police, terrorisme oblige, mais aussi pour les affaires. Au square Port Saïd, nous recrutions des jeunes de nos patelins. Nous montions en grade et nos noms étaient sur toutes les lèvres. Des hommes politiques de toutes les obédiences et même des hauts responsables de l’Etat s’ajoutaient à notre cercle de connaissances. Nous déléguions leurs transactions à des personnes tiers. Pour protéger nos clients et garantir leur anonymat, nous avons établi des registres de commerce sous de faux noms, de fausses adresses, au nom de personnes décédées ou qui souffrent de troubles mentaux ! Je sais, je sais, nous avons trahi le peuple. Mais nous ne pouvions pas reculer, le coup est parti. Un jour, je rendis visite à un général qui n’est plus de ce monde aujourd’hui. Ce jour de brume, il me parla politique, d’un général pour lequel les affaires semblaient ne plus marcher, d’une bourde qu’il aurait commise, d’un président mou et gênant. Des intrigues, encore des intrigues. Je ne comprenais pas son discours, ni ses confessions ni d’ailleurs la raison qui l’a poussé à me parler de cela. J’appris plus tard, en Suisse, que Liamine Zeroual avait  démissionné. Un agent de l’ambassade est venu me voir et me demanda de procéder comme prévu au versement. Une berline grise fut mise à ma disposition. J’ai été hébergé chez un ami importateur qui venait d’acquérir un hôtel à Genève. Je suis resté quatre mois dans sa maison, où confort et luxe s’entremêlaient.

Cevital et Khalifa
J’ai eu droit à un massage thaïlandais, des sensations auxquelles mon corps et mon esprit n’avaient jamais goûté. Maintien ou limogeage du président, cela ne m’évoquait plus rien. Mais devant l’insistance de mon ami, je compris l’enjeu, moi qui n’étais pas politisé. «As-tu entendu parler de Bouteflika ?» me demande le haut gradé. «Non», ai-je répondu tout de suite. «Si le vent le ramène par là, je te le présenterai», me dit-il. Cela ne  s’est jamais passé. De retour à Alger, j’ai rendu visite à ma mère, très malade. Grâce à mes connaissances, elle a été hospitalisée à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja. Mes enfants avaient grandi, ils avaient quitté l’école et je leur ai confié la gestion des stocks et la vente directe aux grossistes. Ils ont pris la température et ont compris que leur père n’était qu’un grand baron du change de devises et de l’importation. De quoi leur donner  fierté et orgueil. Mais au fond, j’étais toujours morose. J’ai accompli le hadj avec un général de l’armée. Depuis, je m’appelle «El Hadj». C’était à l’époque la mode, tout le monde avait pour nom «El Hadj». Se faire appeler ainsi était devenu une protection et assure l’anonymat. Dans les salons, on ne parlait que de Bouteflika, futur président. Il nous a été présenté comme le messie. «Ne craignez rien, vos affaires sont à l’abri», nous rassurait-on. Justement, on parlait beaucoup de business en haut lieu. Des groupes industriels et financiers émergeaient et prenaient de l’ampleur : Blanky, Cevital et Khalifa étaient considérés pour nous comme une menace. Ce qui s’est confirmé par la suite.

«amis» protecteurs
Certains ont commencé à parler investissement et cela nous a beaucoup dérangés ! Nous avons décidé alors d’agir et de surveiller toutes les transactions aux ports et d’identifier leurs fournisseurs à l’étranger. Entre-temps, nous avons inondé le marché de marchandises à bas prix. Pas de place pour les intrus. Nous avons fait de Dubaï notre nouvel Eldorado. En  France, le jeu était devenu trop dangereux et de nouveaux acteurs arrivèrent. On parlait de gros investissements français en Algérie et nos «amis» généraux se tournaient leurs pourvoyeurs.  Khalifa est ensuite devenu le copain des hauts responsables de l’Etat. Quelque chose se tramait alors que nos contacts commençaient à nous lâcher. Nous l’avons vécu comme une trahison, un drame. L’entourage du président avait fermé le jeu. Mais nous avons vite réagi. Une crise alimentaire se profilait alors à l’horizon, l’arrêt de l’importation en masse des produits de première nécessité allait provoquer une crise, surtout à la veille du Ramadhan. Nous avons relancé nos circuits et l’équation du jeu du pouvoir ne pouvait plus se faire sans notre consentement. Khalifa a été notre premier objectif. Grâce à nos contacts, nous avons réussi à prendre attache avec l’entourage du président et ses conseillers les plus proches. Khalifa, suite au lobbying d’un conseiller à la Présidence ainsi que d’un haut responsable militaire, ouvrit la ligne Alger-Dubaï.

Dubaï business
Une nouvelle aubaine, le transfert d’argent vers l’étranger allait enfin reprendre, les milliards que nous avions engrangés pouvaient enfin circuler ailleurs. Le vol inaugural avait connu un engouement particulier. Sur la liste des voyageurs, il y avait des noms, bien connus, qui sont devenus nos amis. Les réseaux ainsi tissés, le business reprenait de plus belle. Nous avons alors effectué des placements dans des banques et avons procédé à l’achat de biens immobiliers. Nous avions tous des téléphones cellulaires ATM. Nous avons consolidé les marchés sous notre houlette. L’Algérie ne manquait de rien. Nos informateurs, placés un peu partout dans l’administration, nous ont appris que de nouvelles têtes émergeaient dans le business. Il ne s’agissait en fait que des conseillers du président, des chefs et des décideurs politiques. L’essence de leur politique : «L’argent est le pouvoir». Nous avons alors participé à leur financement, le RND, le FLN et le MSP. Ces derniers étaient les plus loyaux, leur business passait par nous. Les politiques étaient là pour nous défendre. Et même si le gouvernement tentait de promulguer des lois à l’encontre de nos intérêts, ça bloquait, grâce à nos amis, qui étaient en contrepartie généreusement remerciés.

«Un sale jeu»
Mais l’entourage du Président, ambigu et barricadé, était difficile d’accès. Heureusement que nos amis militaires étaient là pour nous aider. Entre-temps, Abdelmoumen Khalifa prenait de l’ampleur et dérangeait : on le vit à la télévision en compagnie du Président. Du jamais vu ! Pendant ce temps, la Kabylie était en feu (événements de 2001), nos amis militaires étaient préoccupés par la situation et ne donnaient aucun signe. Après la Kabylie, il «fallait en finir avec la bête». L’affaire Khalifa a alors éclaté. Nous avons appris que Khalifa s’était trop éloigné des deux clans au pouvoir et avait échappé à leur contrôle. Il fallait des boucs émissaires et la justice s’en est occupée. C’était le début de la guerre des clans. Mais pour nous, les affaires reprenaient dans l’ombre. Nous tenions toujours debout, car, au pouvoir, ils ont tous compris que sans nos services le trafic et les affaires n’auraient pas lieu. Au square Port-Saïd, des nouveaux clients apparaissaient, des investisseurs étrangers pour la plupart (tunisiens, syriens, égyptiens, libanais…), tous liés à Djezzy, pour acheter des euros. De très hauts cadres de l’Etat continuaient à nous solliciter pour le transfert d’importantes sommes d’argent… Mais le jeu est devenu de plus en plus sale. Dangereux. J’ai alors décidé de me montrer plus discret et j’ai accompli un autre hadj. Je voulais être loin. Maintenant, la location de mes biens immobiliers me suffit. Mes enfants ont pris le relais, mais ils ont été rattrapés par d’autres gens, beaucoup plus féroces. Ils font à leur tour ce que leur père n’aurait jamais dû faire : le business de l’argent sale ! Le jour où vous ne verrez plus de «cambistes» au square Port-Saïd, on pourra alors dire que l’Algérie a changé ! 

الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان: شابا قد يكون مفقودا بالجزائر

13 janvier 2011

أفادت الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان، أن شاب تم توقيفه ليلة السبت 8 جانفي من طرف قوات الأمن بالجزائر، قد يكون مفقودا. و حسب بيان الرابطة الذي نشرته اليوم الخميس 13 جانفي، « استقبلت الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان اليوم الخميس 13 جانفي 2011، على مستوى المداولة القضائية أم تبحث عن ابنها لامالي مصطفى ».

و أقبل عناصر الشرطة على توقيف الشاب البالغ من العمر 25 سنة رفقة شقيقه 18 سنة، بمقر سكانهم بحي العالية، المحاذي للمقبرة التي تحمل نفسه الاسم، ببلدية الحراش، في حدود الساعة العاشرة ليلا. و في الوقت الذي أخلت الشرطة سبيل شقيقه في ساعة متأخرة من نفس الليلة، أبقت على مصطفى في السجن.

و حسب الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان، نقلا عن والدته، قد يكون مصطفى قد تعرض للضرب داخل مركز الشرطة، التي أطلقت سراح شقيقه التي أصيب بصدمة حادة في نفس اليوم « و هو يرفض إجراء فحص لدى الطبيب من شدة الخوف » يضيف ذات البيان.

المصدر : TSA

LA TUNISIE EMBRASEE : Tunis quadrillée par les forces spéciales, au moins 67 personnes tuées .

13 janvier 2011

 DNA ,13 Janvier 2011

La capitale tunisienne, Tunis , estait quadrillée jeudi par les forces spéciales après une première nuit de couvre-feu alors que les affrontements dans une banlieue ont fait huit morts, selon une ONG de défense des droits de l’homme qui fait état de 66 morts dans tout le pays depuis la mi-décembre. C’est la première insurrection à laquelle fait face le régime du président Ben Ali depuis son arrivée au pouvoir en novembre 1987.


Un manifestant a été tué cet après-midi par les tirs de la police dans le quartier Lafayette à proximité de l’artère centrale de l’avenue Bourguiba à Tunis, ont rapporté des témoins. Un autre manifestant a été grièvement blessé par balle, a affirmé l’un des témoins alors qu’un autre a indiqué qu’il était décédé, ce qui n’a pas été confirmé par d’autres sources.
Les forces de l’ordre ont tenté de disperser les manifestants à coup de bombes lacrymogènes avant de tirer, selon ces témoins.Il a promis La présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Souhayr Belhassen, a dénoncé jeudi à Paris « un massacre qui continue », affirmant détenir une liste nominative de 66 personnes tuées depuis le début des troubles mi-décembre, dont 8 dans la nuit de mercredi à jeudi dans la banlieue de Tunis.Selon des informations de sources indépendantes sur place en Tunisie, plus de 80 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation. La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) parle d’un bilan qui s’établit désormais à 66 morts identifiés depuis le début des troubles, mi-décembre. L’organisation affirme détenir une liste nominative de ces 67 personnes tuées.

L’armée se retire de la capitale

L’armée tunisienne s’est retirée jeudi de la capitale où elle s’était déployée 24 heures auparavant. Aucun bilan officiel n’a été publié sur ces violences dans les banlieues d’Ettadhamen et d’Intilaka où vivent quelque 30.000 habitants à environ 15 km du centre de Tunis, qui se sont déroulées malgré le couvre-feu nocturne imposé dans la capitale et ses environs.

Le couvre-feu, décrété mercredi pour une durée illimitée, est la première mesure du genre prise à Tunis depuis l’arrivée au pouvoir du président Zine El Abidine Ben Ali en 1987.

Des habitants « ahuris » par l’ampleur des dégâts

« Toute la nuit, on a entendu des tirs, des cris et des bruits de casse », a déclaré à l’AFP une infirmière. Elle a expliqué que les incidents en banlieue avaient démarré mercredi après-midi pendant un rassemblement « qui a ensuite dégénéré en affrontements violents entre forces de sécurité et des jeunes ». Des habitants se sont déclarés « ahuris » par l’ampleur des dégâts: des commerces ont été saccagés, des locaux municipaux endommagés, des abris de bus détruits et un bus incendié.

A Sfax (sud-est), un lycéen de 19 ans, Omar Haddad, a été tué mercredi « par des tirs de la police »  lors d’affrontements dans cette métropole économique, a indiqué jeudi un témoin à l’AFP, ajoutant que les violences s’étaient poursuivies durant la nuit dans cette ville.

L’universitaire Hatem Bettahar assassiné

Une Suisse d’origine tunisienne, employée d’hôpital, a également été tuée mercredi soir dans le nord de la Tunisie, a annoncé jeudi le ministère helvétique des Affaires étrangères. Sur le campus universitaire de Tunis, des enseignants se sont rassemblés jeudi pour protester contre l’ « assassinat » la veille d’un professeur d’informatique à l’Université de Compiègne (nord de la France), Hatem Bettahar, un Franco-tunisien, tué par des tirs de la police à Douz (sud).

Dans la capitale, des blindés et des unités d’intervention de la police ont remplacé jeudi ceux de l’armée, et seuls deux véhicules militaires avec des soldats en armes étaient encore postés devant l’ambassade de France. Des cars remplis de policiers anti-émeute stationnaient dans les rues latérales menant à l’avenue principale.

La Palais présidentiel de Carthage sous haute surveillance

Dans la matinée, plusieurs centaines de manifestants ont été dispersés à coup de grenades lacrymogènes dans le centre. Les jeunes rassemblés rue de Rome, proche de l’ambassade de France, ont tenté d’atteindre l’avenue Bourguiba mais en ont été empêchés par les forces de l’ordre qui ont abondamment usé de grenades lacrymogènes.

Auparavant, dans les cafés ouverts, les terrasses habituellement bondées étaient dégarnies, des clients s’exprimant à haute de voix sur les derniers affrontements en banlieues. Des dispositifs de sécurité renforcés étaient visibles sur la route conduisant au palais présidentiel à Carthage, interdite à la circulation automobile.

Ben Ali lâche du lest mais s’accroche au pouvoir

Le gouvernement du président Ben Ali, 74 ans, avait tenté mercredi de calmer le jeu, avec le limogeage du ministre de l’Intérieur et l’annonce de la libération de toutes les personnes arrêtées à « l’exception de ceux qui sont impliqués dans des actes de vandalisme ».

Le ministère de la Jeunesse et des Sports a annoncé jeudi le report de toutes les compétitions sportives « programmées cette semaine », en raison des émeutes.

Abdelwaheb Abdallah, conseiller de Ben Ali en charge de la presse, et ex-ministre des Affaires étrangères, a été limogé, ainsi que le ministre d’Etat et conseiller spécial du Président Abdelaziz Ben Dhia.

Tous deux étaient considérés comme durs parmi les durs du régime de Ben Ali.L’information, encore non-officielle, a été confirmée par Alarabiya.

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Il a promis plus de démocratie et davantage de libertés

Ben Ali promet plus de démocratie mais refuse de démissionner

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali s’est adressé ce jeudi 13 janvier aux Tunisiens. Le chef de l’Etat n’a pas annoncé sa démission, malgré le bilan élevé des émeutes – au moins 66 morts– et la dégradation de la situation dans le pays. Mais Zine El Abidine Ben Ali a formulé une série de promesses de réformes aux Tunisiens. « J’ai compris les Tunisiens et j’ai compris leurs revendications », a‑t‑il dit.

Le président tunisien a avoué avoir été « trompé » par des personnes de son entourage à qui il entend demander des comptes. Il s’est dit « peiné » par ce qui s’est produit en Tunisie ces dernières semaines, promettant une commission d’enquête sur les événements. Il a indiqué avoir demandé au ministre de l’Intérieur de veiller à ce que les tirs à balle réelle cessent contre les manifestants. Enfin, il a affirmé avoir ordonné une baisse des prix sur les produits de première nécessité.

Sur le plan politique, le président Ben Ali a promis de respecter la Constitution. Il a laissé entendre qu’il ne briguera pas un nouveau mandat en 2014 mais qu’il poursuivra son mandat commencé en 2009 jusqu’au bout. Le président tunisien a promis de respecter la Constitution et d’accorder davantage de liberté à la presse et aux médias.

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